Compilation des trois extraits historiques (1964) concernant la création du Musée de Gérardmer. Document regroupé pour étude, présentation et intégration au projet muséal.
Gérardmer reçoit durant toute l’année, et notamment à l’époque des vacances scolaires : des colonies de vacances, des stagiaires de l’Éducation Nationale, des Normaliennes et Normaliens, des étudiants étrangers, tous cherchant à découvrir le pays.
Actuellement, les intéressés s’adressent au Syndicat d’Initiative ou aux Ménestrels : d’où déplacement de personnes, explications et un résultat pratiquement nul. Le Musée serait un document vivant par l’objet.
Cette idée reçoit l’appui du président du S.I., Charly Morel. Le Musée serait un séducteur pour le touriste, un musée des temps anciens, alors que Gérardmer est un musée vivant de nos Vosges.
Il est temps de conserver ce qui a été fait, vécu, aimé. Les Allemands nous donnent un exemple frappant avec leur Place du Musée. Un Musée à Gérardmer serait un jalon d’un futur Musée des Vosges.
La veillée organisée par les Ménestrels chez M. C.-F. Gegout au Phény a tout déclenché. Vers 1961, nous commencions à ramasser les objets nécessaires à un musée évoquant la vie traditionnelle.
Mme Garnier autorisa l’occupation du grenier, de l’écurie, puis d’une pièce de l’Imprimerie Chevroton. Grâce à cette aide, le ramassage put être accéléré.
La maison est la seule représentative de l’habitat traditionnel gérômois. Un représentant des Monuments Historiques la déclara authentique et valable pour être classée.
Le toit doit être entretenu rapidement (devis : 5 000 F). Sa situation est unique dans la vieille place.
Les accords furent obtenus de : M. le Maire, le S.I., la Jeunesse d’Épinal, les Monuments Historiques, le Député Terre, le MRU, Mme Garnier et les locataires.
Sous la direction de Baptiste Gegout, le matériel devient important et assuré. Il remonte un métier à tisser et classe les objets pour les futures recherches.
Une autorité légale est nécessaire pour entamer les pourparlers. Les Ménestrels doivent céder la place à une association dirigée.